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Introduction

Les objets en céramique sont réalisés à partir de différentes terres en pain (terre ferme) ou en barbotine (liquide) issues de récupération. Elles nécessitent deux cuissons, réalisées au four électrique dans mon atelier : une pour le biscuit ou dégourdi puis une seconde pour l’émail.

Lampe réalisée par moulage

Pour réaliser les formes des objets que nous proposons, différentes techniques de constructions sont utilisées. Chacune possède des avantages particuliers selon le résultat souhaité et la production envisagée, ainsi le moulage demande plus de préparation en amont mais permet de faire des séries de formes identiques ensuite, tandis que le modelage donne toujours une forme unique !

Une fois la construction faite la pièce peut être décorée en « crue » c’est-à-dire avant la première cuisson ou bien cuite telle quelle après un temps de séchage. Elle est ensuite recouverte d’émail qui permet une imperméabilisation de la terre par vitrification grâce à une seconde cuisson. Celui-ci peut également servir de décor selon sa texture, sa couleur et sa brillance. La couverture d’émail est indispensable avec la terre que nous utilisons à cause de sa porosité.

Seules sont présentées ici les techniques utilisées dans notre atelier, il en existe bien d’autres encore !

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Techniques de construction

Le modelage :

theiere manganese
commande théière manganèse

Le modelage consiste à sculpter l’argile souple avec les mains ou différents outils. Il permet de réaliser toutes les formes mais demande plus de temps que les autres techniques. Il est difficile d’en tirer des formes régulières mais intéressant pour les anses des tasses et théières ainsi que pour leur bec verseur qui sont ensuite « coller » à l’objet préalablement moulé ou tourné.

La plaque :

tasse dessous

La croûteuse est une presse qui va nous permettre de fabriquer des plaques de terre d’épaisseur régulière que nous coupons puis assemblons manuellement en les collant avec de la barbotine ou en leur donnant forme grâce à un moule en plâtre qui sert de base.

Exemples : tasses / assiettes

Le tournage :

Le tour de potier utilise la vitesse de rotation pour la fabrication d’objets aux formes régulières. Une fois la terre centrée sur la girelle, plateau tournant, elle est façonnée à la main et à l’aide de petits outils (lames, estèques…). Après un premier temps de séchage, l’objet est tournassé pour parfaire sa forme.  

Exemples : bols / tasses à café

Le coulage :

moulage boule verre

La terre utilisée dans cette technique est liquide et se nomme barbotine. Cette préparation d’argile, d’eau et de défloculant est versée dans des moules en plâtre qui donneront la forme finale aux pièces. L’excédent de barbotine est vidé lorsque la pièce a atteint l’épaisseur souhaitée. Le plâtre permet l’absorption de l’eau et accélère le processus. Après un temps de séchage la pièce peut être démoulée. Les moules utilisés ont tous été réalisés à l’atelier et sont des créations uniques.

Exemples : lampe / suspension

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Décoration

La décoration de nos objets en céramique se fait sur les pièces dites « crues » (avant la première cuisson) ou sur biscuit (avant la seconde cuisson).

SGRAFFITE : le sgraffite est la technique qui consiste à graver un décor sur un engobe coloré préalablement posé sur la pièce « crue ». Il fait ressortir la couleur originale de la terre en créant un léger relief. Exemple : tasses

assiette à dessert poissons combattant
Détails de poissons combattants

ENGOBE : l’engobe est une préparation de terre liquide que l’on a colorée grâce à des oxydes ou des pigments. On peut en recouvrir entièrement la pièce « crue » ou bien s’en servir comme peinture pour des illustrations.Petites et grandes assiettes

MARBRE : le marbré est un engobe coloré que l’on fait « courir » sur une pièce « crue » recouverte de barbotine. Le dessin n’est pas totalement maîtrisé et donne des effets différents selon les mouvements impulsés à l’objet. Exemple : bols

MOKA : le moka est le résultat d’une décoction de tabac que l’on a colorée. On le dépose sur la pièce engobée à l’aide d’une pipette, il réagit en s’étirant sur la terre tel une goutte d’encre avec un effet « fougère » et se réalise sur une pièce « crue ».

AJOURE : nous utilisons cette technique principalement pour les luminaires. Elle consiste à enlever des morceaux de terre de différentes formes pour laisser passer la lumière avant de réaliser la première cuisson. Exemple : Lampe

COLLAGE : le collage est une technique d’incrustation de morceaux de terres colorées dans une plaque. Elle se réalise grâce à la croûteuse qui presse les terres ensemble. Exemple : porte-savons

technique tasse
Texture corail

TEXTURES : il est possible de donner des textures très diverses avant la première cuisson en travaillant la terre à l’aide de poinçons, d’ébauchoirs, de mirettes spécifiques au métier mais aussi de coquillages et autres objets du quotidien.

EMAIL : la fonction première de l’émail est d’étanchéifier la pièce en céramique pour faciliter son usage et sa durée. Mais il peut être travaillé pour un rendu plus ou moins opaque, des effets craquelés ou bien pour lui donner une couleur et ajouter ainsi une dimension décorative. Exemple : suspensions

Les couleurs :

pigment et oxyde

Les couleurs que nous utilisons pour les engobes proviennent soit d’oxydes de minéraux comme le cobalt, le chrome ou le manganèse soit de pigments préalablement préparés.

Nous réalisons les couleurs des émaux à partir d’une base blanche ou transparente à laquelle nous mélangeons dans les proportions choisies selon la teinte souhaitée une concentration d’émail coloré.

Sur certaines pièces nous ajoutons des cristaux de mica mélangés à de l’émail transparent pour donner un effet paillette.

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Réalisation des moules

matrice suspensions

Le moule en plâtre pour coulage se réalise à partir d’une forme modèle qui peut être un objet déjà existant en céramique, en verre ou autre ou bien une création propre. Par exemple nos objets Facette ont pour origine des formes en verre et plastique (saladier, coupelle et bouchon de liqueur) que nous avons moulées et détournées, tandis que les lampes en forme d’animaux sont des sculptures originales de notre création.

Le moule peut avoir une ou plusieurs parties selon sa complexité. Il est important que chaque partie puisse se dégager de la forme finie sans l’endommager. La forme modèle est divisée selon ce principe et chaque partie est réalisée tour à tour.

Un « lit » d’argile peut être nécessaire pour maintenir la forme modèle dans la bonne position puis un coffrage est réalisé pour délimiter précisément chaque partie. Une fois la forme couverte d’un produit démoulant (cire, savon…) le plâtre liquide y est coulé. Après un temps de séchage le moule peut être dégagé mais il nécessite encore plusieurs jours pour pouvoir être utilisé.

Si le moule se réalise en plusieurs parties, il est nécessaire de creuser des encoches pour un meilleur maintien du moule terminé ainsi qu’une bouche de coulage pour la barbotine. Les autres parties suivent le même processus, le coffrage se réalisant avec les parties déjà finies.

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Ma vision du vêtement

Illuminée par le rire

7 milliards de personnes 7 milliards de corps. Des Femmes. Des Hommes. Des Hommes qui se sentent Femmes. Des Femmes qui se sentent Hommes. Des personnes sans étiquette. Toutes les nuances de peaux. Des X. Des H. Des 8. Des V. Des 36 en haut et 40 en bas. Des poitrines en poires, en pommes, fortes ou discrètes.

derrière ensemble

La première utilité d’un vêtement est la protection du corps (froid, chaud, intimité) mais il est également un marqueur d’appartenance de culture, d’âge, de classe… et le style remplit actuellement un rôle central dans notre société. Tout en prenant en compte cette dimension l’atelier ELLABORATORIO souhaite produire des vêtements confortables mettant en valeur le corps dans toutes ses courbes, ses angles et ses dimensions.

A l’aise

Depuis l’arrivée du prêt-à-porter et sa généralisation dans les années 50-60 les standards de tailles rendent parfois difficile la quête d’un vêtement confortable. Pour cela nous vous proposons :

  • Des petites séries en mesure standard qui sont possibles de décliner en toute les tailles sans surcoût.
  • La possibilité d’ajuster les modèles à votre morphologie en allongeant une manche ou en cintrant la ceinture par exemple (demi-mesure).
  • De recréer un modèle qui vous sied à merveille avec le tissu de votre choix.
  • Du sur mesure qui permet de créer le vêtement que vous avez imaginé.

Notre but n’est pas de produire de tout dans toutes les tailles, pour des contraintes budgétaires et un souci minimaliste, mais il est de donner à chacun la possibilité de choisir ou d’imaginer un vêtement qui lui plait et dans lequel son corps se sente bien !